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Emailing et rédaction · Newsletter

Réussir sa newsletter : contenu, rythme, objet et mise en page

Réussir sa newsletter : contenu, rythme, objet et mise en page

Une newsletter réussie n’a pas besoin d’être longue ni sophistiquée. Elle doit être attendue, lisible en quelques secondes et donner une raison de cliquer. Pour une boutique, un artisan ou une association, c’est surtout une question de régularité et de clarté.

Savoir pourquoi on écrit

Avant de choisir un outil ou un modèle, fixez l’objectif principal de la newsletter. Les plus courants :

  • faire revenir les clients en boutique ou sur le site ;
  • annoncer des nouveautés, une saison, un événement ;
  • partager des conseils qui installent votre expertise ;
  • informer les adhérents ou les bénévoles d’une association.

Un objectif par newsletter, c’est l’idéal. Une boulangerie qui annonce sa galette, son horaire d’été et un jeu concours dans le même message dilue les trois. Mieux vaut un sujet principal, et deux ou trois brèves au plus.

Un contenu utile avant d’être promotionnel

Les abonnés restent quand ils trouvent un intérêt à chaque envoi. Un fleuriste peut alterner conseils d’entretien, fleurs de saison et offres. Un plombier peut rappeler l’entretien annuel de la chaudière avant l’hiver. Le bon test : le lecteur apprend-il quelque chose, ou gagne-t-il quelque chose, en ouvrant le message ?

Gardez un ton éditorial cohérent avec votre communication habituelle. Une newsletter trop formelle détonne quand la vitrine et les réseaux sociaux sont chaleureux, et inversement.

Un rythme que l’on peut tenir

La fréquence idéale est celle que vous tiendrez toute l’année. Mieux vaut une newsletter mensuelle régulière qu’une hebdomadaire abandonnée au bout de six semaines.

RythmePour quiPoint de vigilance
HebdomadaireCommerce avec arrivages fréquents, actualité denseDemande du temps et de la matière chaque semaine
MensuelLa plupart des TPE et associationsBon équilibre entre présence et lassitude
SaisonnierActivité très saisonnière, artisanRisque d’être oublié entre deux envois

Planifiez les envois dans votre calendrier éditorial, au même titre que vos publications sur les réseaux sociaux.

L’objet et l’expéditeur, décisifs à l’ouverture

Dans une boîte de réception, le lecteur voit trois choses : le nom de l’expéditeur, l’objet et la première ligne de texte (le texte d’aperçu, ou préentête).

Le nom de l’expéditeur

Utilisez un nom que l’abonné reconnaît immédiatement : le nom de la boutique, éventuellement associé à un prénom. Évitez les adresses du type « noreply », qui découragent la réponse. Gardez le même nom d’un envoi à l’autre.

L’objet

Un bon objet annonce ce que contient le message, sans tromper :

  • court, pour rester lisible sur un écran de téléphone ;
  • concret : « Les tulipes sont arrivées » plutôt que « Notre actualité du mois » ;
  • sans majuscules en série ni points d’exclamation multiples, qui évoquent le spam ;
  • honnête : un objet qui promet une remise inexistante abîme la confiance.

Le texte d’aperçu complète l’objet. S’il n’est pas renseigné, la messagerie affiche les premiers mots du message, parfois « Afficher dans le navigateur ». Rédigez-le.

Une structure simple

La plupart des newsletters efficaces suivent la même ossature :

  1. un en-tête sobre avec le logo ;
  2. un titre et une accroche sur le sujet principal ;
  3. un visuel, s’il apporte quelque chose ;
  4. un bouton d’action clair, un seul de préférence ;
  5. quelques brèves secondaires ;
  6. un pied de message avec coordonnées, lien de désinscription et identité de l’expéditeur, comme l’exigent les règles de l’emailing.

Écrivez court. Les paragraphes de deux ou trois lignes se lisent mieux, et le détail peut se trouver sur votre site, au bout d’un lien.

Penser d’abord au téléphone

Une large part des courriels est lue sur smartphone. Concevez la newsletter pour un écran étroit :

  • une seule colonne ;
  • un texte assez grand pour être lu sans zoomer ;
  • des boutons larges, faciles à toucher du pouce ;
  • des images légères, qui ne ralentissent pas l’affichage.

Gmail tronque l’affichage des messages dont le code dépasse environ 102 Ko et propose un lien pour voir la suite. Un modèle trop chargé risque de cacher le lien de désinscription ou le bas du message.

Des images, mais pas seulement

Certains lecteurs et certaines messageries bloquent l’affichage des images par défaut. Une newsletter constituée d’une seule grande image devient alors une page blanche. Gardez l’essentiel du message en texte réel.

Renseignez un texte alternatif pour chaque image porteuse d’information : « Bouquet de tulipes jaunes et blanches, 25 € » plutôt que « image1 ». Ce texte s’affiche quand l’image est bloquée et il est lu par les lecteurs d’écran utilisés par les personnes aveugles ou malvoyantes. Les images purement décoratives peuvent avoir un texte alternatif vide.

Veillez aussi au contraste entre le texte et le fond, et n’utilisez pas la couleur comme seule information.

Tester avant chaque envoi

Un envoi raté ne se rattrape pas. Avant de programmer, envoyez un test à vous-même et à une ou deux personnes de confiance, puis vérifiez :

  • l’orthographe, les dates, les prix et les horaires ;
  • que chaque lien mène à la bonne page ;
  • l’affichage sur téléphone et sur ordinateur, dans au moins deux messageries ;
  • l’affichage avec les images désactivées ;
  • le fonctionnement du lien de désinscription.

Mesurer pour progresser

Après quelques envois, regardez les clics, les désinscriptions et les réponses reçues. Comparez les sujets, les objets et les jours d’envoi. Notre article sur les indicateurs d’emailing détaille ce qu’il faut suivre, et pourquoi le taux d’ouverture se lit désormais avec prudence.

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